Inondations en Charente-Maritime : François Allegretti raconte sa première mission pour la Protection Civile
- 10 mars 2026
- Envoyé par : lewis_h
- Catégorie: Non classé
Bénévole à la Protection Civile du Cantal, François Allegretti a effectué sa première mission à l’occasion des inondations intervenues en Charente-Maritime en février 2026. Entre découvertes, surprises et apprentissage sur le terrain, il revient sur cette première expérience qui l’a marqué et dont il garde de bons souvenirs.
Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer ce qui vous a conduit à vous engager à la Protection Civile ?
Je m’appelle François Allegretti, j’ai 29 ans et je suis bénévole à la Protection Civile depuis le 16 mai 2025. La raison de mon engagement fait suite à ma formation PSE1 que j’ai passée dans le cadre de mon travail auprès de la Protection Civile du Puy-de-Dôme. L’ambiance et l’entraide présente durant cette formation m’ont donné envie de rejoindre une Association agréée de sécurité civile (AASC). Ma formation s’étant déroulée à la Protection Civile, c’est donc tout naturellement, que je me suis tourné vers cet organisme.
Aviez-vous déjà eu à effectuer des missions de soutien aux populations sinistrées auparavant dans votre département ou ailleurs en France ? Si oui, pouvez-vous nous dire lesquelles ? Si non, quelles expériences pensiez-vous apporter pour cette mission ?
Non, je n’avais participé à aucune mission de ce type auparavant. En partant pour les inondations, j’étais totalement novice. Je n’avais pas forcément pensé apporter une quelconque expérience hormis ma volonté de toujours bien faire les choses pour aider au maximum mes camarades, mais aussi et surtout les personnes sinistrées.
Pouvez-vous décrire les missions que vous avez eu à faire sur place ?
En termes de missions sur place, nous avons principalement pris part à des opérations de nettoyage pour évacuer la boue des habitations afin de réhabiliter ces dernières. Nous avons également participé à des missions de pompage notamment dans les caves encore inondées. Par ailleurs, nous avons fait un peu de soutien psychologique en prenant le temps d’écouter et d’échanger avec les personnes rencontrées lors de nos différents chantiers.
Avec le recul, qu’est-ce que cette mission vous a apporté, à la fois humainement et dans votre engagement ?
Pour ma part cette mission à été très riche, le fait de voir des personnes dans des situations compliquées a été un vrai électrochoc. Ce qui m’a touché, c’est le soulagement exprimé par les personnes sinistrées ainsi que leur accueil. En effet nous avons toujours été accueilli avec le sourire et des remerciements que ce soit à notre arrivée comme à notre départ et ce, sur chaque chantier. D’un point de vue technique, j’ai pu également effectuer des choses que je ne pensais devoir faire un jour comme vider une cave à l’aide d’une pompe ou encore dérouler des tuyaux.
Ce que je retiens aussi, plus interne à la Protection Civile, c’est le soir à la salle commune ou lorsque nous nous croisions sur des chantiers, la solidarité et l’entraide entre les bénévoles. Des bénévoles venus des quatre coins de la France mais, une fois l’uniforme mis, nous devenons une grande famille unie pour un objectif commun. Malgré la fatigue à la fin de ces 3 jours intenses, si le devoir m’appelle, je repars en mission n’importe quand et n’importe où.