Secours canin dans le Cantal : Benjamin Casselles partage sa vocation
- 7 mai 2026
- Envoyé par : lewis_h
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Bénévole depuis 22 ans à la Protection Civile du Cantal et formateur depuis 2008, Benjamin Casselles transmet aujourd’hui son expérience à travers les formations de secours canin. Passionné par le secourisme et amoureux des animaux, il œuvre depuis deux ans au développement de cette spécialité au sein de l’association. Entre pédagogie, prévention et amour des chiens, il revient sur l’importance des gestes de premiers secours animaliers et sur ce qui l’anime au quotidien.
Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre parcours dans le secourisme canin ?
Je suis Benjamin Casselles, 37 ans. Cela fait 22 ans que je suis à la Protection Civile. Je suis formateur depuis 2008 et formateur en secours canin depuis deux ans. Je suis une personne très active à la Protection Civile d’Aurillac, mais également au sein du Cantal. Je suis régulièrement responsable pédagogique sur des formations PSE1 ou PSE2 que je monte avec mes collègues et amis.
Après toutes ces années, j’ai eu envie de voir autre chose dans le secourisme. Étant amoureux de nos amis à quatre pattes, j’avais proposé, il y a quelques années, de devenir formateur en secours canin.
Suite à un audit de la FNPC, il a été constaté que ce type de formation n’existait pas dans notre structure départementale, alors qu’elle pourrait être utile, car nous sommes dans un milieu assez rural avec beaucoup de potentiel : chasseurs, propriétaires de chiens, etc.
Quels sont les accidents ou situations d’urgence les plus fréquents chez les chiens ?
Les accidents les plus fréquents chez nos amis les chiens sont les plaies et les malaises.
Pourquoi est-il important de former les propriétaires de chiens aux gestes de secours canin ?
Il est important de former les propriétaires au secours canin afin de mieux connaître les signes et les gestes à effectuer sur son animal en détresse. Par le biais de cette formation, nous ne remplaçons pas le vétérinaire, mais nous apprenons à faire face à une situation d’urgence.
Cela permet également de connaître certains paramètres de son animal, que seule l’observation de l’animal et de ses habitudes permet d’interpréter.
Les différents items abordés sont : l’anatomie, l’observation, la protection, l’alerte, les malaises, les plaies, les traumatismes, les brûlures, les pertes de connaissance avec ou sans arrêt cardiaque, l’obstruction des voies aériennes ainsi que certaines maladies.
La formation s’adresse essentiellement aux propriétaires de chiens, mais il est tout à fait possible d’apprendre les gestes de secours même sans être propriétaire. Toutefois, le champ d’action, contrairement aux secours humains, est différent. Nous ne pouvons intervenir sur un animal qu’avec la permission ou l’accord du propriétaire, ou à la demande de ce dernier.
Selon vous, quelles sont les idées reçues les plus courantes sur le secours canin ?
L’idée reçue la plus courante sur le secours canin, c’est que beaucoup de gens pensent qu’il n’y a rien à faire à part aller chez le vétérinaire. En effet, le vétérinaire soignera notre animal, mais comme chez l’humain, nous pouvons préserver sa santé en attendant de l’amener afin qu’il soit soigné.
Face à l’éventualité de la perte d’un chien malgré vos efforts, quels conseils donnez-vous à vos élèves ?
La perte d’un animal est souvent terrible, car il était là dans les bons moments, mais aussi dans les mauvais. Le chien aide parfois à surmonter le chagrin, la solitude, et peut même remplir un rôle de soutien psychologique, en apportant tendresse et amour.
Certains propriétaires ont plus de mal à voir partir leur animal que leur voisin. On ne peut jamais vraiment être prêt face aux étapes du deuil. Cependant, il faut bien avoir conscience que le chien reste un être vivant et que, comme tout être vivant, il y a une fin.
Il est possible de sauver son animal, mais comme pour l’humain, il se peut que malgré tous les efforts, on ne puisse pas lui sauver la vie.
Si vous deviez convaincre quelqu’un en une phrase de se former, que lui diriez-vous ?
« Viens apprendre à sauver ton amour de chien, en une journée, dans la bonne humeur, avec une pédagogie différente de celle que l’on peut connaître habituellement. Un exemple ? Viens découvrir par toi-même ! »
Qu’est-ce qui vous motive encore à transmettre vos connaissances ?
Ce qui me motive à transmettre mes connaissances, c’est l’amour de l’Homme avec un grand H, le fait de pouvoir échanger, discuter et apprendre des choses de la part des apprenants, qui ne sont pas dénués de savoirs. Au contraire, la formation s’appuie beaucoup sur leurs propres connaissances.